Tome 1 : Chapitre 2

Publié le par Eledor

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Caldria


 

 Il admira la grande ville devant lui. Elle n'était pas seulement immense, mais vraiment colossale. Des bâtiment en ivoire d'argent, des manoirs et des pâtés de maisons absolument partout. La ville brillait avec la neige éclatante et la glace. La grande cascade de Nataniel, cascade gelée, formait comme une sculpture lisse immense au fond de la ville, en dessous du palais. Le palais, fait d'ivoire d'argent également, était sans surprise immense, au dessus de la vallée, et brillait. Comme toute cette ville. La rivière, les murs de neiges, tout …. La ville était dans une sorte de crevasse ou cratère, Noriel étant posté au dessus, au bord du précipice, à une centaine de mètres de hauteur.

Cal … Caldria …. dit il époustouflé. Tu … tu m'as emmené à Caldria ? La capitale ?

Au moins, je savais que ça te plairais… Où es tu ?

 Noriel n'avait pas hésiter une seule seconde à sauter dans cette ville immense. Il chutait, en sentant le vent frapper son visage, ses cheveux virevoltant.

 Il atterris avec agilité sur un toit, avant de tomber délicatement sur le sol de glace et de neige. Il était habitué à cela, depuis tout petit. Une personne normale serait morte écrasée. Il couru, sous le regard des passants, voyant un fous traverser la capitale. Il en oublia sa mère, toujours en haut, rigolant désespérément en voyant ce petit être explorer le vaste monde.

Il a de l’énergie ce petit ! annonça le conducteur.

Un trait de caractère qu'il tient de son père je pense. Ou de moi …

Peut être les deux ? dit il d'un air charmeur.

Ça se pourrait … Mais même moi je n'arrive plus a suivre. Bon ! Allons à la maison. Je lui tirerais les oreilles plus tard, dit elle calmement.

 Cela devait sans doute lui rappeler des souvenirs. Elle n'avait parler de son père à son fils que dans de rares occasions. Seulement pour les points négatifs et héréditaires. Mais elle ne cachait pas que son maris avait beaucoup de points positifs. Pendant ce temps là, Noriel s'était un peut calmer. Un peut, car il chantonnait, observait, achetait – derrière le dos de sa mère – et découvrais ce monde qui allait être chez lui.

 Il arriva, peut de temps après, devant une petite boutique. La porte était un peut usée, la vitre cassée, la poignée tordue. Il entra, hésitant, en regardant l'affiche sur le mur : Chez Miniana.

 Cette boutique n'avait rien de engageant par son allure. Une fois rentré, le jeune elfe vit une jeune dame, discutant avec un autre. L'une devait être la propriétaire des lieux. Il vit sur un des nombreux étalages de cette petite boutique plusieurs articles de bonnes qualités. Principalement des tenues de soldats légères. Par exemple, des bottes de cuir de mammouth, un plastron d'un métal transparent, ou même un heaume noir.

 Cependant, il vit quelque chose qui n'avait pas ça place dans une boutique comme celle-ci. Dans une petite boîte en verre, il y avait une paire de gants noirs. Même si il était intrigué par la présence de cette paire ici, il était plutôt intéressé. Il regarda le prix, et changea d'avis presque immédiatement. Un chiffre dépassant de loin toutes les sommes qu'il avait vu dans sa vie. Comment une simple paire de gants noirs pouvait coûter aussi cher ?

 Son regard s'attarda sur une petite pierre étrange, posée sur les étagères au fond de la boutique, seulement disponibles par la marchande. Une pierre banale, mais avec une rune dorée gravée dessus, qui brillait d'un faible éclat. Décidant de ne pas s'attarder trop longtemps dessus, il sorti du bâtiment.

 Il décida de visiter un marcher. C'est là que l'on trouvait le plus de monde. Il voulait déjà rencontrer quelqu'un. Une fille si possible… Les étalages étaient remplis de peaux, de bijoux, nourritures, parfums et produits exotiques, provenant de certains pays ou même volés. Une marchande de tapis, plutôt vielle, lui passa le bonjour.

 Soudain, Noriel se rendit compte qu'il était rentré dans cette ville clandestinement. Ce qui le choqua le plus, c'est qu'il ne fut poins arrêté par les gardes. Enfin, pour le moment. Mina arriva par derrière sans qu'il ne s'en rende compte.

Rebonjour, lui dit elle.

 Il sursauta, se rappelant qu'il avait laissé sa mère seule. Elle l'attrapa par le col et le traîna dans toute la ville, pendant un moment, avant de s'arrêter en souriant.

Voilà ta nouvelle maison ! C'était la mienne quand j'étais petite. Avec ton père, on a vécu ici pendant un moment. J’espère qu'elle n'est pas abîmée.

 Il ne répondit pas. Il ne pouvait que regarder, bouche bée, avec des yeux ébahis, cette petite maison. Il ne pouvait rien en penser. Était elle trop grande ? Trop petite ? Trop luxueuse ? Pas assez ? Il l'a regarda encore. L'avait il déjà vu ? Des souvenirs dans sa tête se bousculèrent. Il se souvenait de cette maison. Elle était blanche, comme les autres. La porte était faite en sapin raffiné, mélange de clair et de foncé. Maison à base rectangulaire, avec une autres pièce hexagonale sur le coté. Elle était contournée de petits ornements dorés. La seule maison du coin à n'avoir cependant aucunes tuiles brillantes. Mais elle paraissait vielle, usée, sans perdre malgré tout son éclat.

Je … suis déjà venu ici, n'est ce pas ? questionna t il.

Oh oui ! J'ai oublié de préciser. Tu as vécu ici un ans. Lorsque j'ai accouchée, les autres de la ville me regardait bizarrement. J'ai décider de partir à Rolniry, là où tu a grandi.

Ils te regardaient bizarrement ?

Ton père était anonyme pour les autres. Il ne voulait pas qu'on le connaisse. Moi non plus d’ailleurs. Cela aurait été trop dangereux pour lui. On a voulu déménager pour vivre une vie tranquille a la campagne. Mais ton père a eu un accident. Comme je te l'ai déjà raconté.

 Ne voulant pas s'attarder sur le sujet de son père, comme elle ne lui en parlait jamais, Noriel voulut savoir d'autres choses.

Et tu as voulu revenir ici ?

Oui ! Ils m’ont tous oubliés de toute façon ! lança t elle en souriant. Mais si certains se souviennent de moi, qu'ils aillent au diable, et puis tu es là pour me protéger non ?

 Incapable de répondre, le visage rouge, il continua de contempler cette maison. Elle n'était pas comme les autres, ni grande, ni neuve, mais il la préférait largement. Une maison simple, comme à Rolniry.

 Il entra le premier. C'était un intérieur banal. Il y avait un escalier à droite de la porte d'entrée, donnant vers les chambres. Ils passèrent la soirée à ranger les meubles, préparer les chambres, nettoyer la maison.

Quel sera le premier repas ici ? demanda t il à sa mère préparant le dîner.

Soupe.

Génial, dit il sarcastique … Froide ?

Non, chaude.

Tu doit être la seule du continent à aimer les plats chauds, plaisanta t il.

Si tu ne mange rien, je revendrait tout se que tu as acheté aujourd'hui.

Hein ? Comment tu sais que …

Je suis ta mère non ? Aller, à table !

 

 Le lendemain, Noriel fût le premier levé, se prépara, et parti sans prévenir sa mère une fois de plus. Il se rendit une nouvelle fois au marcher, sans l'avoir exploré entièrement la veille. Il remarqua un brouhaha vers un coté du marcher. Une foule de gens s'énervait, criait et jacassait devant un étalage. Noriel le reconnu : c'était celui de la vieille marchande de tapis. Une personne essayait de l'intimider.

Je te préviens vielle peau, si tu nous ment encore une fois, on te repassera dessus ! Ça fait 3 mois qu'on te réclame l'argent, alors maintenant ne nous mens pas ! Où est il ?

Je ne vois pas de quoi vous parlez … Laissez moi tranquille … J’essaye de vivre normalement.

Arrête de te moquer du monde Nycius, répondit un passant, tu nous ennuie tous avec ton histoire. En plus tu harcèle carrément une pauvre vielle femme qui …

Tais toi ! cria t il. La vielle, si tu ne répond pas maintenant, je t'en cogne une !

 Noriel allait réagir, mais découvrit avec stupéfaction que quelqu'un allait charger. Elle – une fille – assomma Nycius, et le plaqua au sol en un coups de bras.

Ça faisait longtemps, Nycius, déclara t elle.

Une … une Eldars !

 Nycius avait à peine le temps de fuir qu'elle le rattrapa d'une main au col, et lui attacha les main.

Vous pouvez partir sans crainte, je m'en occupe.

 Noriel fût aussitôt surpris par la rapidité de cette fille. Elle semblait à peine aussi vielle que lui. Elle avait les cheveux mis-cour, avec une tresse sur le coté.

 Il découvrit enfin une Eldar ! Les Eldars sont des soldats spéciaux, engagés par le rois du pays. Ils utilisent la magie. Touts elfes, à ces cent trente ans, passe une cérémonie pour appliquer une Rune, lettre elfique entouré d'un cercle et de motif sur la main. Elle permet d'utiliser cette magie. Les Horaléides utilisent la glace. Cependant les Eldars ne sont plus très nombreux dans les villes en ces temps troublés.

Noriel s'approcha, confiant, de cette jeune fille occupée à ligoter ce Nycius.

Dis, si tu es vraiment une Eldar, je pourrais te parler ? lui demanda Noriel Je passe ma cérémonie demain.

 En plus c'est une fille, pensa t il.

Moi ? Je ne suis pas une Eldar. Loin de là, mais je possède bien ma rune. Par contre je n'ai pas le temps de papoter, je doit emmener ce gars là au cachots.

Attend au moins ! Je pourrait t’accompagner ?

Non.

 Il resta immobile pendant quelques instants.

Mais … attends !

 Il la suivi contre son gré. Elle toléra cependant sa présence.

Comment tu t'appelle ? Moi c'est Noriel.

Noriel ? Étrange …

Du coups, c'est quoi ton nom ? répéta t il, impatient et sans galanterie.

Dania, répondit elle, ennuyée.

Pardon ?

Oui, la princesse du royaume. Tu veux bien me laisser tranquille maintenant ? s'énerva t elle.

Attend ! J'ai dit que je t'accompagnait.

Si tu veut essayer de sortir avec moi, c'est même pas la peine.

Quoi ? D'où t'es venu cette idée ? répondit il choqué sans pouvoir cacher la rougeur de son visage. Jamais de la vie.

 Il parti. Il réfléchissait a un moyen de pouvoir se rapproché d'elle. Mais … sa mère est à l’affût, il ne pouvait rien tenter. Et puis, la princesse du royaume à mes trousse, sa ferait de sacrés ennuis. Mais une idée lui vint à l'esprit.

 De retour chez lui, il demanda à sa mère quand est ce qu'une certaine personne viendrait à la capitale.

Il devrait arriver dans deux jours si je ne me trompes pas… mais pourquoi ?

Ça faisait longtemps que je ne l'avait pas vu. Je me demande si il va bien.

Tu te souvient de la lettre que j'ai lu quand on faisait les bagages ? C'était de lui, répondit elle.

Hein ? Mais pourquoi il t'enverrait une lettre ?

Non mais, c'est privé mon petit.

Quand c'est lui, ça me concerne plus moi que toi je trouve.

 Le lendemain, Noriel vint retrouver Dania au marcher. Il avait plutôt bonne intuition.

Qu'est ce que tu fait ? demanda t il

 Elle hurla de frayeur, avant de lui mettre un coup sur la tête.

Excuse moi ! Je n'ai pas fais exprès ! J'ai eu peur !

Aille ! Tu fais mal quand même ! dit il, se massant le crâne. Je disait, que fais tu ?

Je … suis au marcher. Mais, je ne t'avais pas dit de me laisser tranquille ?

Non, j'en ai pas souvenir, se moqua t il. Sinon, je crois t'avoir dit que je te suivrait non ?

Tu es collant toi, siffla t elle.

Dis, le palais est accessible au public ? demanda t il curieux.

Pourquoi tu me demande ça ?

Juste pour savoir. On viens d'arriver avec ma mère, alors je me suis dit que sa pourrait être intéressant.

Il est ouvert. Mais seulement le rez de chaussé. Le reste son les appartements, les cuisines et les stockages, ainsi que les salles de conseils. Il y a aussi ma chambre à l'étage, dit elle méfiante.

Tu m’autoriserait un accès aux étages ? Tu est la princesse, tu devrais pouvoir faire ça.

Le tout est que je le veuille, siffla t elle.

 Avant de pouvoir continuer cette étrange conversation, une ombre arriva devant eux. Noriel la reconnu sans problème. Dania devina aussi de qui il s’agissait. Mina attrapa son fils par le col et l'emmena de force, sous les regards des passants et de Dania,

 Arrivés chez eux, Noriel réfléchit à se qui allait se passer. Allait il être forcer de travailler ? Puni par sa mère de quelconques façons ? Devoir s'excuser pendant des heures ?

 Rien de tout cela n'arriva. Une fois chez lui, il vu la maison décorée, des bougie allumées, les fenêtres fermées et le couvert installé. Elle ferma la porte doucement, et lui présenta un paquet, le sourire au lèvres. Il était joliment emballé. Un papier souple, de couleur mauve, attaché par des rubans décorés d'or et d'argent. Il était léger. Noriel ne comprenait pas. Il réfléchit, puis trouva après un petit moment de réflexion.

C'est …

Oui, pour toi ! coupa sa mère. Tu ferait mieux de l'ouvrir. J'ai passer la journée a l'emballer. Une chance que tu soit parti. En tout cas, joyeux anniversaire ! Cent trente ans, enfin ! Ouvres ! lui dit elle, impatiente.

 Il n'en revenait pas. Il avait complètement oublié ! Le lendemain allait être son anniversaire. Il était coutume chez les elfes d'offrir le cadeau la veille. Il ouvrit doucement le paquet, contenant une boite en bois sombre. Il l'ouvris, gêner par le présent fait par sa mère. Il y avait dedans deux gants. Des gants noirs, souples. Noriel ne connaissait pas la matière avec laquelle ils ont étés faits. Il les admira longtemps, se souvenant des même gants de la vieille boutique.

Des gants ?

Je savais que tu en voulais. Toi qui ne me dis jamais rien d'habitude, je me suis pas privée !

 Il ne pu s'empêcher de lâcher une petite larme, qu'il essuya d'un air gêné. Il sauta alors dans les bras de sa mère.

 Il ne pouvait pas se retenir. Ce n'était peut être qu'une pair de gants, mais cela signifiait beaucoup plus. Dans la culture elfique, les présents offerts sont plus des gestes amicaux plus que de véritables cadeaux. Tant qu'un elfe offre continuellement quelque chose à un autre, cela est un signe d'affection profonde.

 Il lâcha sa mère, qui voulu lui donner la paire de gants. Elle découvrit qu'il avait déjà un en main.

Tu es rapide ! ricana t elle.

En quoi sont ils fait ? Je n'avait jamais touché une texture comme ça, s'étonna t il.

Je n'en sais rien, mais je vais te montrer.

 Il lui tendit un gants, sans comprendre. Elle l'enfila, et lui montra. Il ne comprenait toujours pas. Elle l'enleva et lui donna.

Mets le.

Euh, d'accord

 Il l'enfila, sans comprendre ce que sa mère voulait dire.

Tu n'as pas remarqué ? Nos mains sont totalement différentes, mais les gants s'adaptent à celles ci. Et ils sont étrangement résistants ! Au moins, ça te protégera de toutes choses que tu tentera hors de la maison.

 Il ne pu cacher un grand sourire. Ils passèrent la soirée a parler. Mina parlait surtout de son enfance. Noriel, quand à lui, buvait ses paroles. Après avoir dîner, ils partirent se coucher.

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