Tome 1 : Chapitre 3

Publié le par Eledor

3

Le vol


 

 Le lendemain, le ciel était ensoleillé. Aucuns nuage dans le ciel. Au petit matin, les habitants étaient déjà en route pour travailler, se qui anima la ville et remplie les routes. Noriel et sa mère étaient déjà levés. Les cent trente ans étaient arrivés, trop vites selon lui.

Je ne suis vraiment pas très enthousiaste, répliqua t il. Il est tôt en plus.

 Il sorti un bâillement sonore.

Ça ne pouvait pas attendre ? questionna t il. La cérémonie est à dix huit heures.

 Elle ne l'écoutait pas. Elle scrutait autour d'elle, espérant voir arriver quelque chose.

Regarde plutôt que de râler, dit elle en montrant du doigt une personne à quelques mètres d'eux.

 Il regarda stupéfait la personne qui fut montrée. C'était un homme, probablement un peut plus vieux que Noriel. Il portait une tenue sombre, très épaisse en fourrure, avec une grosse écharpe. Seuls sa partie supérieures de son visage était visible. Une peau sombre, entre le gris et le noir, et des yeux rouges profonds. Aucun doute, c'était un Magéide. Il semblait connaître les deux Elfes courants vers lui.

Vous êtes là ! dit l'inconnu. Je vois que pour une fois, Noriel est matinal !

Oh tais toi ! s'exclama Noriel avant d’essayer de lui mettre un coup en plein visage.

 Celui-ci esquiva sans problème le coups, tout en saluant Mina.

Pourquoi tu est habillé comme ça Eron ? demanda Mina.

Il fait froid ici ! Et n'oublions pas que je ne suis pas vraiment un elfe vivants dans le froid. Je ne comprendrait jamais les Horaléides, toujours habillés comme en été.

Nous sommes en été … C'est chez toi qu'il fait trop chaud ! signala Noriel.

Bon, je vais aller voir le rois pour préparer la cérémonie, déclara Mina. Surtout ne bougez pas d'ici.

 Une fois que la silhouette féminine disparue, ils partirent dans le sens opposé pour pouvoir se parler.

Ça faisait longtemps, je vois que tu as grandis ! remarqua Eron.

Eron, je fais ta taille. Au fait, j'ai croiser une fille assez spéciale.

Spéciale comment ? demanda t il les yeux écarquillés. Tu veut déjà sortir avec une fille ?

Mais non ! Mais il paraît qu'elle est la princesse du royaume. Je l'ai énervée sans le vouloir, et je cherche un moyen de la calmer.

Tu veux déjà partir de cette ville ? plaisanta t il.

Je ne me ferais pas virer cette fois. Je vais avoir besoin de toi.

Ah ça non ! Tu te débrouilles, lança l’ami.

J'ai réussi à la convaincre de me passer une autorisation pour aller à l'étage du château. Il suffira que tu attire son attention.

Que vas-tu faire ?

Je ne sais pas. Mais je trouverais une fois là bas.

Eron réfléchis, les yeux fermés. Noriel n'apercevait rien de son visage, gris dans un gros foulard sombre.

Bon, tu viens d'avoir tes cent trente ans. Je peux bien faire ça. C'est juste surveiller. Mais ce n'est pas de cette façon que tu pourra la calmer.

 Il ne l'écoutait déjà plus, courant dans la ville en direction de l'immense palais.

 

 Dans l'après midi, après avoir grimpé de longues marches pour parvenir en haut du mur de glace, Noriel était déjà à l'étage du château. Il cherchait la chambre de la princesse. D'après les rumeurs, elle n'était jamais fermée. Mais il était prudent. Si un garde le voyait entrer dedans, il était bon pour le cachot. Il la trouva enfin. Celle-ci était fermée. Il fallait s'y attendre, elle a prit ses précautions, pensa t il. Il trouva facilement un moyens de pénétrer dans cette pièce. Les gants qu'il avait reçu de son anniversaire étaient souples et résistants, il pouvait facilement sortir pas la fenêtre du couloir sans se blesser, juste à coter de la chambre. La fenêtre s'ouvrait plutôt facilement à son goût.

 Il sortit avec souplesse, et s'accrocha aux parois de pierre blanche. Il s’avança doucement, cherchant de appuis avec ses pieds et ses mains. Cependant, il vit un oiseau noir, bec et pattes compris. Un corbeau. L'oiseau s’avança vers lui, tenant une enveloppe dans son bec. Une lettre noire également. Il sut de suite de qui il s'agissait.

Décidément, il aime le noir.

 Il prit la lettre, regarda l'oiseau repartir, l'ouvris d'une main – s'accrochant avec l'autre – et la lut rapidement.

 « Noriel

Désolé, tu ne m'a pas précisé à quoi ressemblait cette princesse. Tu aurais du rester pour m'écouter ! Cependant, je vis une fille avec une tresse fine sur le coter du visage aller vers le château. Je pense que tu devrais te dépêcher, mon oiseau est lent. Elle devrait être là.

Eron, cordialement. »

Cordialement ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? murmura t il.

 Il se tut d'un coup, entendant la voix de la princesse. Il ne bougea plus. Elle ne pouvait le voir, mais s'il bougeait, elle l'entendrait. Il pencha prudemment la tête pour observer à la fenêtre.

 Elle entra dans sa chambre, s'assit sur sa chaise de bureau, et se reposa. Quelques temps après, elle se mit à écrire. Point longtemps, car un domestique l'appela, se qui semblait urgent pour lui. Elle se leva énervée et parti.

 Noriel se dépêcha d'entrer dans la chambre par la fenêtre. Il observa alors la pièce. Elle était décorée de voiles de soie jaune sur les murs. Le sol était nappé d'un tapis de velours. Au fond de la pièce se trouvait un lit à baldaquin rose, avec des coussin de même couleurs. ''Une princesse''. Il regarda le bureau : plusieurs feuilles y étaient empilées. Noriel lut celle qui lui passait sous la main.

Elle écrit plutôt bien, murmura t il.

 Mais, en tournant la tête, il vit un éclat doré sous le lit. Il fouilla, et trouva un diadème en or, cerné de plusieurs pierres, avec des inscriptions gravées dessus. Noriel admira alors l'objet, sans se rendre compte que la porte s'ouvrit. L'ayant remarquer ensuite, il parti alors sans réfléchir par la fenêtre, et sauta.

 Il n'avait pas réfléchit à son action. Il tombait à présent dans le vide. Il s'accrocha a la parois de glace de la vallée, tentant d'amortir sa chute. Il s'accrocha alors à un morceau de glace et, par chance, sans se déboîter l'épaule. Il vit les soldat au dessus de lui le pourchasser en tombant. Il portaient des tuniques bleues, avec des inscriptions et symboles blancs. Un cercle bleu glace brillait sur le dos de leur main.

 Des Eldars. Il en voyait pour la première fois. L'un d'eux tendit sa main vers le bas, visant Noriel, et un projectile de glace sorti de sa main. Noriel l'esquiva avec difficulté, mais cela lui fit lâcher sa prise. Il tombait en chute libre. Le projectile de glace atterrit sur la glace en bas, cassant celle ci. Noriel devina l'endroit où il se situait. Il tombait proche de la cascade de Nataniel. À l'origine, cette cascade était comme les autres. Elle tombait à flot dans un lacs immense.

 Noriel baissa les yeux vers l'endroit où il allait tomber. Le lacs est normalement gelé, sauf à un endroit. C'est sûrement le projectile du Eldar qui a fissuré la glace. Noriel en profita pour tomber dedans. Même pour lui, l'eau était glaciale. Pour les autres Elfes, elle devait être mortelle. Pour preuve, lorsque Noriel sorti du lac, il observa avec stupéfaction le lac se recongeler rapidement.

 Les deux Eldars, une fois à terre, poursuivirent le garçon à travers la capitale. Ils hésitèrent à lancer des enchantements, se qui pourrait le tuer avec ses vêtements trempés. Il portait toujours le précieux diadème dans la main, sans s'en rendre compte.

 Après un moment, Noriel trébucha, et aurait pu se retrouver à la merci des soldats. Cependant, un jeune garçon se posta entre les Eldars et Noriel.

Eron ? murmura Noriel.

Quoi ? Eron ? s'exclamèrent les Eldars. Le prince Eron !

 Ils s’agenouillèrent devant le garçon. Celui-ci ne portait plus l'épaisse tenue de la dernière fois. Il avait un surcot de cuir noir sans manche, et un pantalon en tissu fin. Un cercle rouge brillait sur le dos de sa main. Ses cheveux, maintenant a l'air libre, se balançaient dans le vent. Ils étaient noirs, arrivants à ses épaules. Il dégageai une certaine autorité pour son jeune âge.

Ce jeune homme est sous ma garde. Vous pouvez partir. Tenez.

 Il leur tendit le diadème qu'il avait pris dans la main de Noriel sans que personne s'en aperçoive. Ils le prirent et partirent vers le château, lançant un regard noir sur le jeune elfe à terre.

Noriel, tu peux me dire se que tu faisais ? Le réprimanda le prince.

Je t'avais prévenu pourtant ! Pourquoi tu leur as donné le diadème ? Et je ne suis pas sous ta protection !

 Il pris le temps de lui répondre dans l'ordre :

J'étais d'accord seulement pour surveiller la princesse, chose que je n'ai pas pus faire. Je leur ai donné pour t'éviter des ennuis. Et sans moi, tu serait sans doute attachés dans les geôles du cachot.

 Noriel ne sut répondre. Il se contenta de suivre son amis d'enfance, ravalant plusieurs jurons.

Elle t'a vus n'est ce pas ? Juste avant que tu ne tente un saut suicide.

Je n'ai pas calculé mon saut … s'excusa t il.

J'ai pu te protéger des Eldars, mais je ne pourrait rien contre l'autorité royale. Je n'en parlerait pas à Mina, mais elle le découvrira. À moins que la cérémonie puisse calmer la princesse.

Comment ça ?

Lorsqu'un elfe obtient sa rune, il devient indépendant. Le rois prendra sûrement ton action comme un acte de jeunesse.

Je ne veux pas obtenir cette fameuse rune, moi.

 Eron étouffa un rire, suivit du regard plein de reproche de son amis.

Pardonnes moi … Mais je pense que devenir un peut mature t'aiderait.

 Mina arriva peut de temps après. Les préparatifs semblaient prêts. Elle ne savait rien de ce qui venait de ce passer pendant la journée, mais les gronda tout de même : ils avaient bougés, alors qu'elles leur avait demander de rester sur place.

 Noriel n'était pas spécialement pressé, mais il ne voulait plus créer des problème pour le moment. Il les suivit alors jusqu'au lieux de la cérémonie.

 Les rues étaient agitées. Apparemment, cela faisait longtemps que l'on avait pas pratiqué de cérémonie, depuis la princesse. L'escalier menant au temple de la ville, fait de glace, était bouché. Noriel ignorait à quel point une cérémonie était importante.

 Devant les portes du temple, faites d'une glace bleue et étrange, un prêtre était assit. Il avait un masque d'or représentant un griffon, une robe violette et un bâton de bois blanc. Était-ce le conseiller de Merilod ? Noriel aperçu Dania dans la foule. Il pria pour que celle ci ne l'ai point remarqué. Malheureusement, la jeune fille avait déjà son regard noir braqué sur lui. Elle voulu courir vers lui pour sans doute se venger, mais la foule était trop abondante. Même son statut de princesse du royaume n'y pouvait rien. Noriel rigola en voyant ce spectacle, et béni les dieux pour l'avoir épargné.

Qui est ce ? demanda sa mère. Une fille que tu connais ? Attends on va l'aider.

 Malgré les protestations du fils, Dania était à présent à coter de lui. Se qu'il craignait le plus : qu'elle raconte tout à sa mère. Mais la jeune fille parut plus douce que d'habitude, surtout avec Mina. Elle chuchota à l'oreille du jeune elfe : Je ne dirais rien pour ce que tu as fait, car c'est un jour important pour le royaume. Je ne peut pas risquer de salir l'honneur de ce pays. Cependant, si tu retente quelque chose, tu mourras de mes mains. Et voilà un conseil pour la cérémonie : essaye de ne pas trop crier, finit elle avec un sourire sadique.

 Ne pas trop crier ? Qu'attendait Noriel là bas ? Son visage devint plus pâle que d'habitude, voir blanc. Il ne voulu questionner sa mère. Il voulait continuer de l'aider, et non l'inverse. Quelques personnes lui tapèrent l'épaules en lui souhaitant bonne chance. Lorsque les portes s'ouvrit, Noriel du entrer. Il ne voyait qu'une pièce banale de temple. Il entra, le cœur battant. Tant de questions circulaient dans sa tête. Il regarda autour de lui. Le bâtiment interne était fait de pierre, ce qui était rare. Des piliers séparaient le couloirs principal aux murs, formant des nefs. Le plafond était vraiment haut. Il était orné d'ivoire d'argent, et plusieurs vitraux l'éclairaient.

 Au fond de la pièce, une statue en or et ivoire se faisait éclairée par d'autres vitraux. Elle symbolisait le dieux Nori-El, le dieu du jour, du soleil et de l'espoir. Espoir … La signification de mon nom. Nori signifie jour, El soleil et Noriel espoir. Idée étrange de m'avoir nommé comme ça. La statue était debout, portant un soleil dans la main droite et un objet mystérieux dans la main gauche. Son crâne était orné d'une couronne haute. Il portait une armure, couverte de symboles et de gravures.

 Il y avait un piédestal au centre de la pièce. De forme hexagonale et droit, dessus rond avec un cercle orné de rouge foncé. Il mesurait un mètre de hauteur. Noriel avançait, stressé mais déterminé. Il ne savait pas ce qu'il l'attendait. Il observa furtivement les alentours. Le temple était rempli de personnes, habitants ou étrangers, faisant de la place autour du piédestal. Il n'avait jamais eu le trac, et était également confiant en cet instant. Mais personne ne lui avait décris comment se déroulait une cérémonie. Il y avait sa mère, aux premières loges, qui lui fit un clin d'œil. Son amis lui fit juste un signe, et Dania se contenta d'observer la scène attentivement. Le prêtre se mit alors a parler, en face du piédestal.

Aujourd'hui, nous observons tous un homme. Il était enfant hier, mais homme aujourd'hui. Cent trente ans on passés. La magie s'offre a lui. Jeune homme aux gants noirs, veuillez approcher.

 Dania retint son fous rire. Noriel avança, sans prendre compte de l'expression qui lui fût donné.

Vous serez aujourd'hui, parmi tant d'autres, et encore tant d'autres du futur, un homme de cette citée, de cette province, de ce pays, et de ce continent. Cependant, rien ne vous obligent à cela. C'est un choix qui vous appartiens. Si vous acceptez posez l'une de vos main sur le piédestal. Vous pouvez y réfléchir. D'ici cinq minutes, si vous avez pris votre décision, nous vous écouterons.

 Noriel n'était pas bien sûr de ça. Mais il plaça sans hésiter sa main droite, après avoir retiré son gant. Mina sourit, se rappelant sûrement ses propres souvenirs.

Bien. Maintenant, préparez vous.

 Il commença à réciter une incantation. Une sphère bleue glace brillante apparus en face de son visage. Elle se déplaça pour se placer devant celui de Noriel, avant de descendre vers sa main. Elle s’arrêta juste au dessus. D'un coup, il ressentit une douleur lacérante sur sa main. Il regarda, et il vit un pieu, sorti du piédestal, et transperçant sa main. Son sang coulait lentement sur le piédestal. Il retint un cri de douleur, ferma les yeux. Les paroles de Dania faisaient écho dans sa tête.

 Il ouvrit les yeux, et l'un des plus beaux spectacles de sa vie se déroulait. La sphère tournait sur elle-même, en se vidant dans la main du jeune garçon. La lumière bleue envahissait la pièce. Toutes les personnes regardaient avec stupéfaction, ou par surprise, ou même avec un regard indifférent. Il ne sentait plus la douleur. Le pieu descendait au fur et à mesure que la plaie se réparait. Ce qui devait être le trous dans sa main s’avérait être une matière bleue clair.

 Une fois le pieu entièrement sorti et la sphère disparue dans sa main, un cercle se dessina sur le dos de celle ci. Elle redevint normale. À l’intérieur du cercle, d'autres cercles apparurent, ainsi qu'une lettre elfique : une rune. Il enleva délicatement sa main du piédestal pour admirer sa main. Malheureusement, sa vue se brouilla, et il s’évanouit.

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Eledor 31/03/2017 22:59

Je consent que ce chapitre n'est pas le meilleur. Le début du roman est plus orienté vers le quotidien de notre héros. Par la suite, tout deviendra nettement plus intéressant ! (pardonnez également mon humour non drôle pour ce chapitre, ainsi que le suivant)